THE DAY OF MY BIRTHDAY

THE DAY OF MY BIRTHDAY

PHOTOGRAPHY by Ellen Boucké @ellenbouckephotography

MODELS Kostas, Widad,Soetkin, Adrien, Jade,Ilona and Lina from Flag model

GENDROT PARIS

IN CONVERSATION WITH GENDROT PARIS

C’est dans un café à  Stalingrad que j’ai rencontré la famille Gendrot Paris, mère et fille.

Un duo harmonieux, tendre, plein d’énergie et d’idées pour développer leur jeune marque; mais si Gendrot Paris fait partie de leur vie seulement depuis 2017, la mode y tient une place centrale depuis toujours !

Martine Gendrot la designer de la marque, a fait ses armes dans l’école de mode parisienne ESMOD . Elle a ensuite développé son concept store dans la capitale. Elle proposait, en plus de ses créations, un service  sur-mesure en fonction des personnalités, des goûts et des besoins de sa clientèle, avec l’envie de toucher au plus près de l’originalité de chacune .

Puis, naturellement elle se spécialise en image et communication en tant que consultante pour différentes marques.

Toujours dans sa démarche d’utiliser la mode comme un moyen de rencontre et d’épanouissement, elle crée  un programme destiné à aider les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer avec la mode. Une réussite. Les coupes d’époques, les tissus et son approche hyper sensorielle avec les textures, la création d’un vêtement qui vous représente, un défilé… et tout au long du programme des liens qui se renouent et des histoires qui se partagent .

L’écoute en filigrane et le vêtement qui raconte l’individualité.  Voilà un des crédo de la famille .

Poussée par sa fille, Léa, monter une marque finit par devenir une évidence.

Martine et Léa  se partagent les rôles, elles qui ont des parcours déjà si complémentaires .

Léa qui mènent sa carrière de photographe de mode devient directrice artistique de la marque. Elle développe une identité forte des la première collection qui les fond sortir du lot et permette de belles publications .

Là où certaines marques peinent à trouver leur ADN Gendrot Paris connait déjà sa philosophie : une marque made in France, de toutes petites séries limitées et pièces uniques disponibles sur commande.

Pour sa collection Howa,

Gendrot Paris est tout en volume et en textures. Oversizes et drapés viennent accompagner les courbes du corps féminin sans le contraindre . Désinvolte et sur d’elle la femme Gendrot Paris s’enroulent dans un kimono aux reflets métalliques ou se love confortablement dans une longue écharpe écarlate. Chaque look est vibrant soit par sa couleur, soit par sa texture ou par ses volumes, il y a du rythme dans cette collection. Le calme de l’eau se confronte à la vivacité des courants . C’est toute l’ambivalence des femmes quand elles dévoilent leur monde intérieur.

https://www.gendrot-paris.com/homepage

PHOTOGRAPHY Léa Gendrot
WORDS Marion Hassan
MODELS Hélène Lemarchand & Nicole Jordi

ARTHUR AVELLANO AW18-19

BACKSTAGE / ARTHUR AVELLANO AW18-19

PHOTOGRAPHY by Pierre Tostain
@pierretostain de @bonjourgarcon

LEO BY LEO – EVOLUTION

BACKSTAGE / LEO BY LEO SS18

PHOTOGRAPHY Elise Notseck @elise_ntsck
www.leobyleo.com

COUNTRYSIDE

COUNTRYSIDE BY ANNABELLE FOUCHER

PHOTOGRAPHY Annabelle Foucher @annabelle_foucher

STYLE Marion Hassan @marionhassanstylist

ASSISTANT STYLIST Andrianina Hollande @andrianina.holland

MODEL Adja Kaba @adja_kaba

MAKE UP AND HAIR Gwen Diakité @gwendmuah

long skirt and pull over FORTE FORTE

coat CORALIE MARABELLE

gloves ARISTIDE

bra PASQUET

shoes CHATELLES PARIS

jewellery JULIETTE LALLOE


blouse CORALIE MARABELLE

jumpsuit TSUMORI CHISATO

boots MELLOW YELLOW


pant CORALIE MARABELLE

shirt long sleeves WENO STUDIO

blouse VALENTINE GAUTHIER

shoes TSUMORI CHISATO


pant and coat CHACOK

body REPETTO

shoes SENSO

jewellery JULIETTE LALOE


sleeveless jacket LUCIEN WANG

shirt STYLIST

pant PHILIPPINE JANSSENS

shoes SARENZA

hat BAPTISTE VIRY


blouse CORALIE MARABELLE

dress and pant WENO STUDIO

shoes SENSO

earrings STYLIST


pant and top WENO STUDIO

shirt WENO STUDIO

coat PHILIPPE PERISSE

shoes SARENZA


dress CORALIE MARABELLE

shoes CHIATSI CHEN

jewellery JULIETTE LALOE


jumpsuit and shirt MAISON PERE

boots MAISON PERE

bra PASQUET

belt RHAMSA

earrings CAMILLE ENRICO

PASKAL SS18

PASKAL SS18


Julie Paskal défilait dans un Paris ensoleillé et doux, une atmosphère idéale pour accueillir sa nouvelle collection.

Diplômée en architecture, la créatrice a lancé sa marque en 2013 et depuis rencontre un franc succès avec une cinquantaine de points de vente en France et à l’international.

Pour cette saison, Paskal propose un astucieux mélange de couleurs estivales en monochromes ou block colors sur des silhouettes inspirées des sixties, parsemées de petits cercles de tissus flottants, découpés au laser façon bonnet de bain de la même époque. La femme Paskal est drôle, désinvolte et assume sa folie douce qui lui promet un été 2018 léger et décomplexé.

Si Paskal séduit, c’est surement que sa designer a réussi à synthétiser dans ses créations l’image d’un vêtement qui évoque un petit bout de rêve éveillé qui parle à toutes les femmes, une parenthèse de naïveté et de tendresse. Et si la féminité n’était pas réduite à l’expression de sa sexualité, femme fatale, dominatrice… amère ? Julie Paskal propose une brèche dans la carapace, une couleur de plus dans la palette de nos costumes. Les contraires se confrontent dans cette collection ovni : elle est douce et acidulée; infantile mais pointue; sage mais excentrique; old school mais innovante.

Une femme quoi.

PHOTOGRAPHY Elise Notseck
WORDS Marion Hassan

http://paskalclothes.com/

LISELORE FROWIJN

BACKSTAGE / LISELORE FROWIJN BY ELISE NOTSECK

PHOTOGRAPHY Elise Notseck
www.liselorefrowijn.com/

SANDRINE PHILIPPE –  UNPLUGGED

SANDRINE PHILIPPE


Pour sa collection « unplugged » Sandrine Philippe nous entraîne dans les entrailles de « La général ». Son show hors norme, déconnecté du rythme et de la frénésie de la fashionweek est une parenthèse de virtuosité qui reconnecte la mode au monde artistique.

En mélangeant plusieurs médiums: musique, installation, danse, la designer nous attire progressivement aux abords d’un monde irréel, sombre et poétique.
Un cocon géant fait de câbles apparaît dans la fumée. Nous sommes spectateurs d’une naissance, un homme s’en extirpe et se lance dans une danse macabre interprété par le danseurs et chorégraphe X sur une mélodie déchirante jouée par une contre bassiste.

Les guerriers de Sandrine sont là, regroupés derrière le danseur qui virevolte. Une armée de révoltés, eux aussi spectateurs, suivant la chorégraphie au travers de mouvements alanguis. Ils semblent tout droit sortie d’un film expressionniste allemand avec leur makeup charbonneux.

Il y a de la sauvagerie dans tous ces looks, l’empreinte d’une transformation violente qui nous évoque milles histoires, tantôt animales, tantôt de dandy,de soldats ou de voyageurs . L’Homme de Sandrine Philippe est un individu unique où le vêtement est une partie de lui même, une seconde peau, le témoin de son parcours.
Sans entraver, les coupes accompagnent les courbes du corps dans un jeu subtil de superpositions. L’harmonie du all-noir opère, sublimée par un panel varié de textures : cuir scarifiés, mailles détricotées, lin recouvert de latex.. Tout autant de procédés qui rendent chaque pièce unique, fruit d’un travail et d’une recherche minutieuse.

Encore une belle démonstration audacieuse pour la designer parisienne, qui impose sa vision avec pertinence. Toutes ses créations sans compromis, nous dévoilent un autre chemin, celui de se faire confiance en restant fidèle à son univers. Bravo!

Credits

Photos by Elise Notseck
Text by Marion Hassan

CONVERSATION WITH LUDOVIC WINTERSTAN

IN CONVERSATION WITH LUDOVIC WINTERSTAN


 

 Le challenge est de taille pour ce designer passionné. S’ inspirant de grands artistes comme Pierre Soulages, Marcel Duchamps ou Picasso, il nourrit son imaginaire avec l’art et le cinéma, développant son goût pour des univers darks et dramatiques. Le choc esthétique atteindra son paroxysme avec la mode, lorsqu’il découvrira, à l’adolescence, les collections de Thierry Mugler et Christian Lacroix.

Sans garantie autre que sa détermination et sa force de travail pour réussir, Ludovic Winterstan est décidé à devenir styliste haute couture.
Il veut s’inscrire dans la continuité des grandes maisons, dont il aime : les spectacles démesurés, l’approche fantasmagorique du corps de la femme, la richesse des matières et l’héritage artisanal qui en découle.

Son terrain d’apprentissage sera l’atelier, après des études techniques dans le sud de la France, Ludovic exercera pendant plusieurs années auprès de prestigieuses marques de prêt-à-porter avant de lancer sa marque éponyme en juin 2015.

Son savoir-faire fera la force de cette maison, un combat du quotidien pour être à la hauteur d’une exigence sans concession.
Chaque robe est travaillée avec une technique propre, il déchire, brode, perle, rajoute des plumes.. Il s’approprie la moindre parcelle du vêtement pour nous raconter une histoire. Une histoire sombre et terrible, pleine de lyrisme qui nous laisse le souffle-court.

Les looks de « Rupture » se succèdent, tous plus flamboyants les uns que les autres. Nous sommes happés par le combat symbolique qui se joue sous nos yeux. Le noir dévore le blanc, envahit tout ou disparaît. Le rouge sang redessine des bouches éclatées, graphiques, scintillantes de cristaux Swarovski.
La couleur écarlate sillonne le cou et vient recouvrir le haut du buste d’une jeune modèle. Pour fnir sa route le long d’une longue robe blanche.
La femme est mise en scène dans un univers heroïco-gothic, Ludovic en révèle son animalité, sa poésie avec générosité et extravagance.
Toutes ont une allure guerrière à la fois brisées mais dignes. Certaines portent fièrement des casques de guerre romains revisités. On se rappelle dans sa collection « Noir », les masques entièrement brodés recouvrant les têtes des modèles les rendant anonymes et terrifiantes.

Ludovic nous explique qu’il travaille beaucoup en fonction de ses modèles, faisant évoluer sa vision en même temps qu’il voit ses muses se mouvoir dans ses vêtements. L’émulation avec son équipe est primordiale, elle fait partie intégrante de l’épopée Winterstan, nous sommes à milles lieux des maisons désincarnées qui produisent pour vendre et vendent pour produire sans rien raconter. La maison de Couture Winterstan palpite, s’échine, s’écorche, elle est vivante.

En seulement, deux collections, le designer Ludovic Winterstan a suscité une grande émotion et beaucoup de respect.
Merci pour ces deux beaux cadeaux « Noir » et Rupture ». La relève en France est assurée.

Credits

Photos by Elise Notseck
Text by Marion Hassan

YOSHI ITU
YOSHI ITU
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RENCONTRE / YOSHI ITU

Vous avez présenté votre travail à Londres et à Paris pendant la dernière fashionweek. Quelles différences avez vous constaté dans les réactions du public?

En Angleterre, les premières personnes qui sont venus vers moi étaient plutôt des « fashionistas » et des gens du milieu de la mode alors qu’en France tout les gens sans distinction ont été attiré par ma démarche, du plus vieux au plus jeune, ils sont venus me complimenter. C’est pour cette mentalité que j’adore Paris.

C’est étonnant que les parisiens ait été plus réactif à ton travail que les anglais, qui sont connus pour être plus extravagants dans leurs looks?

A Londres les gens sont plus habitués à analyser les mouvements artistiques, à en parler, mais il réside une certaine distance vis à vis de tout ça, alors qu’à Paris, c’est le sensible qui prime avant tout, les gens ressentent les choses avant de les intellectualiser.

Et au Japon, ton pays d’origine où tu as démarré ta carrière, comment ton travail est il perçu?

Au Japon, les gens vont être beaucoup plus réservé dans leurs réactions et auront tendance à m’ignorer dans la rue. Ce n’est pas du tout la même façon d’appréhender l’autre. Il faut ressembler le plus possible à tout le monde là bas.

Tu revendiques la liberté d’être soi même un support artistique en portant tes créations dans ton quotidien, c’est presque une sorte de manifeste?

Wearable Art, c’est plutôt une philosophie de vie. Je voudrais que les gens soient plus libres. L’art ne doit pas rester dans un musée ou dans des maisons. L’art est un moyen de s’exprimer au sens large, que l’on pourrait porter, cela permettrait de découvrir les goûts des gens, ce qui les touche, ce qui les inspire… ce serait un nouveau moyen de se rencontrer…

Ton art renvoie à la naïveté de l’univers de l’enfance. Est ce une constante chez toi, un style?

Tout dépend de la pièce sur laquelle je vais travailler, je ne me limite pas à un style en particulier. Chaque pièce va résonner d’une façon différente chez moi. Wearable Art c’est sans limite! Je peins aussi sur des murs par exemple, en faite peu importe le support, c’est vraiment en fonction de la corrélation entre mon inspiration, le support et l’énergie du moment. Tout ce qui touche l’humain et la vie sont des sources d’inspiration pour moi.

D’ailleurs, j’utilise toutes les couleurs dans mon travail parce que je le peux, que ces couleurs sont là, pour moi ça ne renvoi pas au monde de l’enfance. Ce type de pensée est aussi un carcan, il n’y a pas de règle à suivre!

INTERVIEW  Marion Hassan