L’atmosphère est électrique. Les néons rouges enveloppent toutes les personnes venues se presser sur les bancs de la discothèque parisienne. le Gibus semble dévoiler à chaque collection une nouvelle facette de son espace, faisant de lui le parfait environnement pour prolonger l’esprit de la marque Yproject.
La musique techno industrielle démarre, nous sommes parfaitement immergés dans l’ambiance, prêt à accueillir les créations de son designer Glenn Martens.

Avec cette cinquième collection, Yproject assume son virage artistique vers une esthétique « trash pointue », imprégnée des ambiances de films britanniques comme Trainspotting.Yproject prend des risques avec succès, en se démarquant de la tendance ainsi que des collections précédentes plus éthérées sur lesquelles planaient l’influence de son ancien designer Yohan Serfaty.

La collection homme automne-hiver de cette saison est une savoureuse hybridation entre un style normcore, des influences 90’s et un vestiaire classique américain revisité.
Chaque pièce est forte en elle même, en fonction d’une caractéristique ( couleurs, coupes , plissages , détails…) que le designer a décidé d’exacerber. Rien n’est ajusté dans des proportions « classiques »: la veste en jean a des manches trois-quart, on vient sculpter l’oversize avec des boutonnières à pression, des zips, des sangles.Le pantalon taille haute est fendu sur de volumineuses boots ou alors finit en pattes d’éléphant dégoulinantes dans une avalanche de plissés.
De ces savants déséquilibres se dégagent une nonchalance sensuelle explosive.

Probablement, notre coup de cœur de la saison!