JULIUS


La nouvelle collection de JULIUS se nourrit de l’univers dystopique de « Neuromancer » écrit par le génial William Gibson. Un des premiers roman cyberpunk qui dépeint une société gouvernée par des multinationales impitoyables. Sa population est constamment sous l’emprise de diverses drogues et des pirates informatiques se connectent à une matrice artificielle façon matrix.

Empreinte des codes et references post-apocalyptiques des années 80′, la collection qui se veut tourner vers le futur a un parfum de nostalgie . Le designer s’inspire notamment du mouvement stylistique new romantique dont on retrouve par exemple les coupes oversizes et les tissus métallisés. Les sweats larges sont rentrés dans des treillis ou joggings XXL ceinturés et sont tagués du nom de la collection ou du chiffre 1984 (titre du livre d’anticipation mythique de George Orwell). Le designer nous surprend avec une partie de sa collection déclinée dans une gamme de couleurs pastelles allant du rose poudré au bleu lavande dans des tons délavés.

Malgré l’ambiance dark et violente annoncée par le livre et la musique industrielle/noïse du défilé, Neuromantika est une collection des plus sentimentale. Tatsuro Horikawa souhaite parler d’avenir et voit en l’évolution de la technologie la naissance d’une nouvelle ère prometteuse pour l’humanité.

 

« Nothing.Gray void.

No matrix, no grid. No cyberspace.

The deck was gone. His fingers were…

And on the far rim of consciousness, a scurrying, a fleeting impression of something rushing toward him, across leagues of black mirror.

He tried to scream.

 

Routine now : trodes, jack, and flip. »

-Neuromancer, William Gibson, 1984

Photos par Lucille Delabarre
Texte par Marion Hassan