JULIUS


Bienvenue dans une démonstration hardcore façon Julius. Porte drapeau de la résistance, des opprimés et des discriminés, c’est dans le parking souterrain de l’Olympia, dans une chaleur suffocante qu’on découvre la nouvelle collection du créateur . Comme des repris de justice, les mannequins aux crânes rasés surgissent de l’ombre et défilent au pas de course. Leurs visages semblent près à imploser bercés par une musique expérimentale aux airs de jungle tropicale. Pas de gamme colorée forte hormis les couleurs de la discrétion et parfois une pointe de orange qui nous rappelle l’habit des grands prisonniers. La collection nous propose une vision punks avec un mélange de style sportswear et d’habit militaire, ponctué par des tartans : une messe pour les adeptes de cette époque. Julius joue la superposition parfaitement  exécutée sur chaque silhouette avec des manteaux ou des vestes amples par dessus des shorts en joggings ou des pantalons larges. On aime à regarder ces t-shirts aux bords francs ou en maille très larges par dessus des chemises à carreaux. Les volumes ne manquent pas de s’exprimer secoués par la marche si dynamique des mannequins. Le final arrive comme une exécution dans le bruit assourdissant des  tirs de kalachnikovs . On pourra dire enfin que de tous les mouvements totalitaires, Julius reste la rébellion la plus branchée.

PHOTOGRAPHY Elise Notseck
WORDS Michel Hardy