Y/PROJECT


La maison de la Chimie accueillait le King du cocktail détonnant, le flamboyant Glenn Martens, tête de proue de l’avant-garde et directeur artistique de la maison Y/project.

Le stylisme ultra-féminin flirtera avec la culture street old school. Ainsi soit il.

Mêlant l’univers rap des nineties au baroque d’Henri III, il continue d’explorer cette surprenante association, qu’il avait initié lors de la saison précédente pour sa collection masculine. Surprenante, mais néanmoins tout à fait pertinente, force est de constater l’influence des stars de la musique dans notre société qui les érige litteralement aux rangs d’idoles.

Martens synthétise avec brio les codes de ses deux mondes pas si lointain finalement. Il en extrait leurs débauches, une sensualité exacerbée, l’opulence et crée un vestiaire à la démesure de ses muses. Les princesses hip hop de Martens sont des bombes décomplexées. Chaque look détient un élément de surprise et d’excès, tout les détails sont soignés et si l’ensemble donne la sensation d’un joyeux chaos de spontanéité et d’authenticité, il est clair que rien n’est laissé au hasard.

Perchées sur leurs bottes en python XXL, les mannequins déambulent dans une salle hystérique qui mitraille frénétiquement le défilé . De longues robes fendues s’agitent au même rythme que balancent des créoles  perlées oversizes, une jambe de jean aux multiples revers s’échappe. Les corsets se portent décontractés avec bombers sur les épaules et jupes en jean brut, les sweats sont capuchonnés, serrés et se parent de tulles aux volumes exubérants.

Absolument royal!

PHOTOGRAPHY Elise Notseck
WORDS Marion Hassan