ALEX ULCHINY

RENCONTRE / ALEX ULCHINY

 Quel est ton parcours professionnel ?

Après l’obtention de mon diplôme à l’école d’Art Institute of Chicago, j’ai voyagé en Europe pour découvrir le pays et faire un stage chez Iris Van Herpen, pour la production Haute Couture Printemps 2013. Puis j’ai travaillé chez Victor and Rolf pour leur première collection haute Couture en 13 ans. Et quand il fut temps de rentrer chez moi, j’ai commencé à travailler sur ma collection.

Peux-tu nous présenter ta dernière collection ?

White Noise est inspiré en partie du travail de Bill Viola. Avec le matériel utilisé,  je joue avec une grande variété de qualités de réflexions tout en cherchant quelque chose d’organique. Beaucoup de pièces de cette collection ont mis des mois à être réalisées, cela prend des centaines d’heures pour faire ce travail à la main. Le manteau blanc par exemple peut paraître négligé, mais c’est vraiment très complexe le laisser-aller maîtrisé. Il y a des centaines de points faits à la main. Chacune est unique. J’ai voulu donner un effet de slow motion à chacune des pièces.

Quelles sont tes inspirations ?

Beaucoup de mes inspirations sont mêlées- J’essaye de construire un petit bout de monde, et de designer des vêtements pour ce monde. Je suis un romantique. J’aime aussi l’histoire et l’art moderne.

Le textile prend une place très importante dans tes créations, quel est ton processus créatif ?

J’aime beaucoup intégrer du travail fait main, je trouve ça utile pendant le processus et aussi quand je regarde le résultat final. Il y a beaucoup de temps passé en créant ces pièces, et une grande partie de la création peut être révélée de façon plus claire pendant la fabrication des pièces.

Tu as récemment collaboré avec Lady Gaga, quel est la prochaine étape de ton travail ?

Je suis reconnaissant envers le styliste avec qui j’ai pu travailler, je suis toujours surpris de la façon dont mes pièces sont utilisées. Ma nouvelle collection est en route pour la fin de l’été.

Tes silhouettes sont très originales. Comment illustre-t-elle ta vision de la féminité ?

Je ne dirai pas que mes silhouettes sont très originales.  Je crée en fonction de décision stratégique esthétique, comment les proportions vont tomber sur le corps. Mais il faut prendre en compte « l’esprit » du matériel souvent. Les histoires que je développe changent et se développent sans cesse.

Vers quelle direction vas-tu évoluer maintenant dans ta carrière ( prêt à porter, couture…)

Je suis un designer émergent qui rêve de couture.

Credits

Interview Marion Hassan
Photos from Alex Ulchiny

ILJA – INGENIUM EXISTERE

ILJA VISSER


 

Ilja Visser est une créatrice charismatique. Depuis le début de son projet en design, son travail méticuleux est nourri par des concepts forts et réalisés avec l’exigence de la perfection, il ne cesse de s’enrichir.

Me rappelant notamment, l’une de ses collections sur le thème du temps où de petits rouages se mêlaient déjà à des coupes géométriques atypiques.
C’est sans surprise, que nous la retrouvons comme invitée au calendrier Haute Couture de cette saison automne hiver 2016 à Paris, avec sa collection « Ingenium existere ». L’ingénierie mécanique est à nouveau au centre de ses réflections, symbolisée par une dynamique des volumes aux coupes franches et asymétriques où fantaisie et rigueur s’épousent. Un bel hommage à l’univers du film mythique Métropolis.
Ilja redessine le corps d’une femme forte aux épaulettes anguleuses dressées vers le ciel. La garde robe féminine est transfigurée par le déplacement des lignes de taille, de hanche et malgré l’audace de certaines silhouettes, comme la robe sablier noire en satin, l’équilibre persiste. Le vêtement s’anime parfaitement sur les démarches nonchalantes des modèles. La gamme de couleur accentue encore l’effet naturel et épuré, cher à la créatrice, avec un panel de teintes chaudes et minérales .
Quelques voilages font contrastes avec les tissus lourds et chatoyants, semblant s’échapper avec légèreté de leur corole de satin. Le look oversize est sculpté en finesse dévoilant de petites fenêtres de peau sensuelles. Les vestes en jacquard succèdent aux pulls en maille crop tops agrémentés de petits pendentifs cuivrés. Elle apporte une touche edgy supplémentaire avec des accessoires métalliques dorés décorant le visage.

Une collection qui marque un tournant dans la carrière de la créatrice désormais visage incontournable des runways Haute Couture.

AGANOVICH – FOOL

AGANOVICH


 

La femme de la maison Aganovich aw15-16 est une femme rebelle qui porte la gavroche sur le front. Elle est effrontée, cavalière, conquérante et profondément dandy.

Enserrés par des ceinture-corset, les silhouettes sont structurée de façon asymétrique avec de multiples drapés pour des jupes longues ou des redingotes recouverte d’une moitié de robe.

Chaque pièce de la collection nous évoque un classique de notre garde robe et pourtant dans leur façon unique de sculpter le volume Aganovich et Taylor élève ces « basiques » au rang de pièces d’art.

On savoure l’influence multiculturelle et historique de Fool que l’on ressent à travers le choix d’imprimés japonisants, de tartans écossais, de soie de Venise . La gavroche est remise au goût du jour, des cols très hauts donnent un port de tête royal..

Le noir et le blanc tranchent au milieu des vibrantes rayures qui se confrontent. Un brun ocre s’allie à un bleu profond. Un chatoyant tissu perle se recouvre de motifs floraux rococo.

Une gamme de couleur qui distille son charme en second plan et laisse le champ libre à l’Allure avec un grand A .Cette femme Aganovich n’est définitivement pas commode.

Moins mélancolique que les autres saisons, la maison s’affirme  avec poigne et élégance.

Credits

Photos by Thomas Coispel
Text by Marion Hassan

Y/PROJECT VIDEO FASHIONSHOW SS15

Y PROJECT


 Le défiléY/project SS15 à découvrir à travers cette nouvelle vidéo . Un moment de poésie, de très belles pièces,Glenn Martens un créateur de talent . Nous on adore!

Voir aussi du même créateur Glenn Martens : http://www.coalshade.com/2014/06/26/yproject-fashionweek-ss15/

Photo de bannière : Y/PROJECT.com

Credits

Photo frontbar from Yproject website

Editing by Marion Hassan

ALISA KUZEMBAEVA

RENCONTRE / ALISA KUZEMBAEVA

Quelle est ta formation professionnelle ?

J’ai un long parcours. J’ai suivi principalement une formation d’architecte. Après j’ai étudié la mode pendant deux ans à Moscou et je me suis déplacée vers Londres pour prendre des cours pendant un an à la Central Saint Martins. Finalement, j’ai obtenu mon Master au Royal College of Art.

Décris-nous ton style.

Mon style est une mise en équilibre entre la féminité et le changement des formes de l’organisme. C’est la puissance à l’intérieur de la fragilité.

Quel est ton prochain grand défi ?

Avoir un showroom à Paris.

Ce que tu aimes le plus lors du processus de création ?

Le point de départ, quand votre tête est pleine d’idées et que vous devez choisir la bonne. Suspense et surprise.

Pour toi, quelle est la partie la plus difficile dans l’industrie de la mode ?

Je pense que la chose la plus difficile est qu’il n’y a aucune fin. Une fois que vous avez réussi, vous devez vous défiez sans cesse à chaque saison. Mais d’autre part, le renouvellement constant est la meilleure partie de cela.

La tendance mode la plus idiote pour toi ?

Cela n’existe pas. Tout cela concerne l’interprétation.

 

 

 

 

What is your professional background?

I had a long path. Primarily I was trained as an architect. Then I studied fashion for two years in Moscow and moved to London to take one-year course in Central Saint Martins. Finally I got my MA at the Royal College of Art.

Describe your style?

 My style is a balancing between femininity and alteration of the body shapes. It’s power incased in fragility.

What’s next big ting?

I’m aiming for showroom in Paris.

What do you like the most with the designing process?

The starting point, when your head is full of ideas and you have to catch the right one. Suspense and surprise.

Whats the most difficult part about working in fashion industry?

I think the most difficult thing is that there is no end. Once you got it you have to challenge yourself again and again every season. But on the other hand constant renewal is the best part of it.

Silliest fashion trend?

It doesn’t exist. It’s all about interpretation.

alisa kuzembaeva (2)
alisa kuzembaeva (3)