EMERGING TALENT / ENAMI

ENAMI

PHOTOGRAPHY by Clément Vayssières @clement.vayssieres

All clothes by ENAMI @enami____

 

SANKUANZ

BACKSTAGE / SANKUANZ

PHOTOGRAPHY by Jean Fournier @3200_k

CLOTHES Sankuanz @sankuanz_official

ARTHUR AVELLANO AW18-19

BACKSTAGE / ARTHUR AVELLANO AW18-19

PHOTOGRAPHY by Pierre Tostain
@pierretostain de @bonjourgarcon

OTTOLINGER SS18

BACKSTAGE / OTTOLINGER SS18

PHOTOGRAPHY Elise Notseck
Thank you to Rituals projects

BACKSTAGE – ARTHUR AVELLANO SS18

BACKSTAGE / ARTHUR AVELLANO

PHOTOGRAPHY  by  Elise Notseck @elise_ntsck

JOURDEN X CAREL PARIS

JOURDEN X CAREL PARIS

Anais-Jourden Mak Chun Ting, la créatrice de la marque JOURDEN nous présentait sa collection ss17 au sein d’un collège parisien.

Au centre de la cour de récréation, trônait un monumental amoncellement de chaises scolaires, et tout autour, les modèles échangaient leurs places au retentissement de la sonnerie.

Un air du film mythique « Virgin suicide » plane sur la collection.

L’ambiguïté sensuelle et juvénile est en parfaite adéquation avec le choix judicieux de la maison Carel Paris pour chausser les demoiselles.

Féminité assumée et élégance, Anaïs nous propose une collection qui va à l’encontre de la tendance du no gender, où le vestiaire unisexe s’est largement installé dans l’horizon des designers émergents.

Le contraste des matières très fluides et transparentes qu’elle associe à des matières plus volumineuses et rigides permet de subtilement revisiter des silhouettes classiques et notement les jupes midi . Jourden est paradoxalement rétro et moderne en même temps.

L’association des couleurs et des motifs rend la collection vibrante, ponctuée par quelques looks angéliques totalement blancs.

Nous sommes sous le charme.

www.jourden.com

Photos by Elise Notseck

Text by Marion Hassan

Thank you Ritual project

ANNE SOFIE MADSEN SS17

ANNE SOFIE MADSEN


La designer danoise qui a fait ses classes dans de prestigieuses maisons  sous les ordres de John Galliano puis d’Alexander Mcqueen présentait sa dernière collection à Paris durant la FashionWeek.

Une collection dont les tons pastels  calment les tumultueuses volutes de ses chemisiers et la déconstruction de ses romantiques silhouettes de binoclardes. Avec  une esthétisation des rapiècements poussée à son extrême ou les coutures sont des morceaux de scotch craft, la succession des modèles à l’effet d’une provocation expérimentale sur le spectateur. Les toiles deviennent les pièces définitives .

Tout en contraste : les inspirations historiques se confrontent à la modernité en revisitant les corsets, et chemisiers à jabots ( pièces phare de la saison).  Le sport chic côtoie l’ultra féminin en faisant quelques apparitions dans des détails savoureux de lacets et zips.

La jeune designer profite de ses talents d’illustratrice accomplie pour orner certaines pièces de la collection par des dessins de corps et de visages.

Anne Sofie Madsen nous invite dans son univers aux multiples directions esthétiques, en gardant la force de sa marque dont elle enrichit les codes à chaque saison.

Photos by Elise Notseck
Texte by Marion Hassan
Thanks to Totem Fashion

SANDRINE PHILIPPE –  UNPLUGGED

SANDRINE PHILIPPE


Pour sa collection « unplugged » Sandrine Philippe nous entraîne dans les entrailles de « La général ». Son show hors norme, déconnecté du rythme et de la frénésie de la fashionweek est une parenthèse de virtuosité qui reconnecte la mode au monde artistique.

En mélangeant plusieurs médiums: musique, installation, danse, la designer nous attire progressivement aux abords d’un monde irréel, sombre et poétique.
Un cocon géant fait de câbles apparaît dans la fumée. Nous sommes spectateurs d’une naissance, un homme s’en extirpe et se lance dans une danse macabre interprété par le danseurs et chorégraphe X sur une mélodie déchirante jouée par une contre bassiste.

Les guerriers de Sandrine sont là, regroupés derrière le danseur qui virevolte. Une armée de révoltés, eux aussi spectateurs, suivant la chorégraphie au travers de mouvements alanguis. Ils semblent tout droit sortie d’un film expressionniste allemand avec leur makeup charbonneux.

Il y a de la sauvagerie dans tous ces looks, l’empreinte d’une transformation violente qui nous évoque milles histoires, tantôt animales, tantôt de dandy,de soldats ou de voyageurs . L’Homme de Sandrine Philippe est un individu unique où le vêtement est une partie de lui même, une seconde peau, le témoin de son parcours.
Sans entraver, les coupes accompagnent les courbes du corps dans un jeu subtil de superpositions. L’harmonie du all-noir opère, sublimée par un panel varié de textures : cuir scarifiés, mailles détricotées, lin recouvert de latex.. Tout autant de procédés qui rendent chaque pièce unique, fruit d’un travail et d’une recherche minutieuse.

Encore une belle démonstration audacieuse pour la designer parisienne, qui impose sa vision avec pertinence. Toutes ses créations sans compromis, nous dévoilent un autre chemin, celui de se faire confiance en restant fidèle à son univers. Bravo!

Credits

Photos by Elise Notseck
Text by Marion Hassan

ILJA – INGENIUM EXISTERE

ILJA VISSER


 

Ilja Visser est une créatrice charismatique. Depuis le début de son projet en design, son travail méticuleux est nourri par des concepts forts et réalisés avec l’exigence de la perfection, il ne cesse de s’enrichir.

Me rappelant notamment, l’une de ses collections sur le thème du temps où de petits rouages se mêlaient déjà à des coupes géométriques atypiques.
C’est sans surprise, que nous la retrouvons comme invitée au calendrier Haute Couture de cette saison automne hiver 2016 à Paris, avec sa collection « Ingenium existere ». L’ingénierie mécanique est à nouveau au centre de ses réflections, symbolisée par une dynamique des volumes aux coupes franches et asymétriques où fantaisie et rigueur s’épousent. Un bel hommage à l’univers du film mythique Métropolis.
Ilja redessine le corps d’une femme forte aux épaulettes anguleuses dressées vers le ciel. La garde robe féminine est transfigurée par le déplacement des lignes de taille, de hanche et malgré l’audace de certaines silhouettes, comme la robe sablier noire en satin, l’équilibre persiste. Le vêtement s’anime parfaitement sur les démarches nonchalantes des modèles. La gamme de couleur accentue encore l’effet naturel et épuré, cher à la créatrice, avec un panel de teintes chaudes et minérales .
Quelques voilages font contrastes avec les tissus lourds et chatoyants, semblant s’échapper avec légèreté de leur corole de satin. Le look oversize est sculpté en finesse dévoilant de petites fenêtres de peau sensuelles. Les vestes en jacquard succèdent aux pulls en maille crop tops agrémentés de petits pendentifs cuivrés. Elle apporte une touche edgy supplémentaire avec des accessoires métalliques dorés décorant le visage.

Une collection qui marque un tournant dans la carrière de la créatrice désormais visage incontournable des runways Haute Couture.