CHRISTIAN DADA

CHRISTIAN DADA

PHOTOGRAPHY by Jean Fournier @3200_k

All clothes by Christian Dada

PAULA CANOVAS DEL VAS

PAULA CANOVAS DEL VAS

PHOTOGRAPHY by Jean Fournier @3200_k

All clothes Paula Canovas del Vas

JUNKO SHIMADA

BACKSTAGE / JUNKO SHIMADA

PHOTOGRAPHY Jean Fournier

ANAÏS JOURDEN

BACKSTAGE / ANAÏS JOURDEN

PHOTOGRAPHY Shizuka Higa

TIME TO RISE FROM A SLEEP

GUNTAS SS19


Pour sa deuxième collection présentée pendant la fashion week parisienne, le designer d’origine Turc Zeynep Guntas s’exerce à retranscrire les codes lifestyle de la nouvelle génération. Les messages « Velocirty »,  » No sleep », « Melancholia & Illusion » ornent des hauts très streets, le label dénonce la solitude et la fragilité d’une génération ultra connectée. La collection rappelle dans ses coupes, les looks de pilotes de courses recouvert de sponsors accentuant cette effet de perte de contrôle. Le designer choisit une gamme de couleur tranchée jaune, verte, terre, verre d’eau contrastée de noir qui correspondrait à sa solution : un retour à la nature ?

Marion Hassan

PHOTOGRAPHY Clara Delaporte @claradelaporte
BRAND Guntas @Guntas_official

PASKAL SS18

PASKAL SS18


Julie Paskal défilait dans un Paris ensoleillé et doux, une atmosphère idéale pour accueillir sa nouvelle collection.

Diplômée en architecture, la créatrice a lancé sa marque en 2013 et depuis rencontre un franc succès avec une cinquantaine de points de vente en France et à l’international.

Pour cette saison, Paskal propose un astucieux mélange de couleurs estivales en monochromes ou block colors sur des silhouettes inspirées des sixties, parsemées de petits cercles de tissus flottants, découpés au laser façon bonnet de bain de la même époque. La femme Paskal est drôle, désinvolte et assume sa folie douce qui lui promet un été 2018 léger et décomplexé.

Si Paskal séduit, c’est surement que sa designer a réussi à synthétiser dans ses créations l’image d’un vêtement qui évoque un petit bout de rêve éveillé qui parle à toutes les femmes, une parenthèse de naïveté et de tendresse. Et si la féminité n’était pas réduite à l’expression de sa sexualité, femme fatale, dominatrice… amère ? Julie Paskal propose une brèche dans la carapace, une couleur de plus dans la palette de nos costumes. Les contraires se confrontent dans cette collection ovni : elle est douce et acidulée; infantile mais pointue; sage mais excentrique; old school mais innovante.

Une femme quoi.

PHOTOGRAPHY Elise Notseck
WORDS Marion Hassan

http://paskalclothes.com/

NEITH NYER – Farewell my sister

BACKSTAGE / NEITH NYER – Farewell my sister

PHOTOGRAPHY Elise Notseck @elise_ntsck

ICOSAE

ICOSAE


Les lumières du Faust s’éteignent, nous allons enfin découvrir un nouveau volet de l’idylle ICOSAE sur une musique électrisante . Comme un cœur éprit d’amour, les deux frangins nous propose une collection magnétique.
Valentin et Florentin Glemarec les inséparables formés à la prestigieuse école du Louvre sortent depuis 2014 des collections très masculines empruntant les codes du tailoring et du sportswear version New wave. On aime dans cette collection les silhouettes élégantes principalement composées de costumes noirs coupés avec minutie, agrémentés de chaussures à sequins argentés qui viennent twister le look en apportant une touche déglingue disco.On prêtera attention aux semelles rouges signé Louboutin afin d’être moins sage encore.
Les silhouettes qui suivront seront clairement streetewear avec du jeans, des bombers, l’image d’un new wave revisité avec élégance grâce aux chemises satinés qui ne manqueront pas de donner un peu de romantisme au style. Inspirés par une soirée à flaner sous les étoiles de L.A, les frères ponctuent leur collection d’un story telling Shakespearien, le fou, l’amant, le poète, mots récurrents imprimés sur des t-shirts rouges.. De quoi réveiller les passions qui sommeillent en nous.
On retrouve la série de nombres 82.141.814 sur les tartans des vestes de costumes.
Avec »The world has music for those who listen » ss18, les 2 créateurs montrent qu’ils occupent une place forte dans la mode masculine.

WORDS Michel Hardy
PHOTOGRAPHY Elise Notseck

YPROJECT FEMME AW17

Y/PROJECT


La maison de la Chimie accueillait le King du cocktail détonnant, le flamboyant Glenn Martens, tête de proue de l’avant-garde et directeur artistique de la maison Y/project.

Le stylisme ultra-féminin flirtera avec la culture street old school. Ainsi soit il.

Mêlant l’univers rap des nineties au baroque d’Henri III, il continue d’explorer cette surprenante association, qu’il avait initié lors de la saison précédente pour sa collection masculine. Surprenante, mais néanmoins tout à fait pertinente, force est de constater l’influence des stars de la musique dans notre société qui les érige litteralement aux rangs d’idoles.

Martens synthétise avec brio les codes de ses deux mondes pas si lointain finalement. Il en extrait leurs débauches, une sensualité exacerbée, l’opulence et crée un vestiaire à la démesure de ses muses. Les princesses hip hop de Martens sont des bombes décomplexées. Chaque look détient un élément de surprise et d’excès, tout les détails sont soignés et si l’ensemble donne la sensation d’un joyeux chaos de spontanéité et d’authenticité, il est clair que rien n’est laissé au hasard.

Perchées sur leurs bottes en python XXL, les mannequins déambulent dans une salle hystérique qui mitraille frénétiquement le défilé . De longues robes fendues s’agitent au même rythme que balancent des créoles  perlées oversizes, une jambe de jean aux multiples revers s’échappe. Les corsets se portent décontractés avec bombers sur les épaules et jupes en jean brut, les sweats sont capuchonnés, serrés et se parent de tulles aux volumes exubérants.

Absolument royal!

PHOTOGRAPHY Elise Notseck
WORDS Marion Hassan

JULIUS – NEUROMANTIKA

JULIUS


La nouvelle collection de JULIUS se nourrit de l’univers dystopique de « Neuromancer » écrit par le génial William Gibson. Un des premiers roman cyberpunk qui dépeint une société gouvernée par des multinationales impitoyables. Sa population est constamment sous l’emprise de diverses drogues et des pirates informatiques se connectent à une matrice artificielle façon matrix.

Empreinte des codes et references post-apocalyptiques des années 80′, la collection qui se veut tourner vers le futur a un parfum de nostalgie . Le designer s’inspire notamment du mouvement stylistique new romantique dont on retrouve par exemple les coupes oversizes et les tissus métallisés. Les sweats larges sont rentrés dans des treillis ou joggings XXL ceinturés et sont tagués du nom de la collection ou du chiffre 1984 (titre du livre d’anticipation mythique de George Orwell). Le designer nous surprend avec une partie de sa collection déclinée dans une gamme de couleurs pastelles allant du rose poudré au bleu lavande dans des tons délavés.

Malgré l’ambiance dark et violente annoncée par le livre et la musique industrielle/noïse du défilé, Neuromantika est une collection des plus sentimentale. Tatsuro Horikawa souhaite parler d’avenir et voit en l’évolution de la technologie la naissance d’une nouvelle ère prometteuse pour l’humanité.

 

« Nothing.Gray void.

No matrix, no grid. No cyberspace.

The deck was gone. His fingers were…

And on the far rim of consciousness, a scurrying, a fleeting impression of something rushing toward him, across leagues of black mirror.

He tried to scream.

 

Routine now : trodes, jack, and flip. »

-Neuromancer, William Gibson, 1984

Photos par Lucille Delabarre
Texte par Marion Hassan