NEITH NYER X DDP

NEITH NYER

PHOTOGRAPHY by Ellen Boucke

all clothes by Neith Nyer X DDP

VICTORIA TOMAS

VICTORIA TOMAS BACKSTAGES BY MATTHEW AVIGNONE

PHOTOGRAPHY Matthew Avignone

Thank you for inviting us Station service

VICTORIA TOMAS AW18

BACKSTAGE /VICTORIA TOMAS AW18

PHOTOGRAPHY Ellen Boucké

Thank you to Station Service PR

OTTOLINGER AW18

OTTOLINGER AW18

PHOTOGRAPHY Clara Delaporte

Thank you to Ritual Projects

BACKSTAGE BY ELISE NOTSECK YPROJECT AW16

L’atmosphère est électrique. Les néons rouges enveloppent toutes les personnes venues se presser sur les bancs de la discothèque parisienne. le Gibus semble dévoiler à chaque collection une nouvelle facette de son espace, faisant de lui le parfait environnement pour prolonger l’esprit de la marque Yproject.
La musique techno industrielle démarre, nous sommes parfaitement immergés dans l’ambiance, prêt à accueillir les créations de son designer Glenn Martens.

Avec cette cinquième collection, Yproject assume son virage artistique vers une esthétique « trash pointue », imprégnée des ambiances de films britanniques comme Trainspotting.Yproject prend des risques avec succès, en se démarquant de la tendance ainsi que des collections précédentes plus éthérées sur lesquelles planaient l’influence de son ancien designer Yohan Serfaty.

La collection homme automne-hiver de cette saison est une savoureuse hybridation entre un style normcore, des influences 90’s et un vestiaire classique américain revisité.
Chaque pièce est forte en elle même, en fonction d’une caractéristique ( couleurs, coupes , plissages , détails…) que le designer a décidé d’exacerber. Rien n’est ajusté dans des proportions « classiques »: la veste en jean a des manches trois-quart, on vient sculpter l’oversize avec des boutonnières à pression, des zips, des sangles.Le pantalon taille haute est fendu sur de volumineuses boots ou alors finit en pattes d’éléphant dégoulinantes dans une avalanche de plissés.
De ces savants déséquilibres se dégagent une nonchalance sensuelle explosive.

Probablement, notre coup de cœur de la saison!

ILJA – INGENIUM EXISTERE

ILJA VISSER


 

Ilja Visser est une créatrice charismatique. Depuis le début de son projet en design, son travail méticuleux est nourri par des concepts forts et réalisés avec l’exigence de la perfection, il ne cesse de s’enrichir.

Me rappelant notamment, l’une de ses collections sur le thème du temps où de petits rouages se mêlaient déjà à des coupes géométriques atypiques.
C’est sans surprise, que nous la retrouvons comme invitée au calendrier Haute Couture de cette saison automne hiver 2016 à Paris, avec sa collection « Ingenium existere ». L’ingénierie mécanique est à nouveau au centre de ses réflections, symbolisée par une dynamique des volumes aux coupes franches et asymétriques où fantaisie et rigueur s’épousent. Un bel hommage à l’univers du film mythique Métropolis.
Ilja redessine le corps d’une femme forte aux épaulettes anguleuses dressées vers le ciel. La garde robe féminine est transfigurée par le déplacement des lignes de taille, de hanche et malgré l’audace de certaines silhouettes, comme la robe sablier noire en satin, l’équilibre persiste. Le vêtement s’anime parfaitement sur les démarches nonchalantes des modèles. La gamme de couleur accentue encore l’effet naturel et épuré, cher à la créatrice, avec un panel de teintes chaudes et minérales .
Quelques voilages font contrastes avec les tissus lourds et chatoyants, semblant s’échapper avec légèreté de leur corole de satin. Le look oversize est sculpté en finesse dévoilant de petites fenêtres de peau sensuelles. Les vestes en jacquard succèdent aux pulls en maille crop tops agrémentés de petits pendentifs cuivrés. Elle apporte une touche edgy supplémentaire avec des accessoires métalliques dorés décorant le visage.

Une collection qui marque un tournant dans la carrière de la créatrice désormais visage incontournable des runways Haute Couture.

RYNSHU – ALIENS

Rynshu


Pour sa nouvelle collection nous propose un leitmotiv surprenant : le petit homme gris ou little grey.

Habillant certains mannequins d’un masque, le designer japonais nous raconte l’histoire d’un petit homme gris infiltré dans la foule,  incognito. Il profitera de cet instant de fête pour se dévoiler. Décliné en motif, le visage de little grey est mis en abîme, nous évoquant l’infiniment grand et l’infiniment petit .

Le visage d’Albert Einstein apparaît aussi en motif sur certaines pièces . Cette collection nous évoque l’univers vaste et envoûtant par son choix de couleurs : nacre, noir, doré, gris. Les looks de la collection sont à la fois originaux et il est facile de s’imaginer les porter . Les matières sont fluides, prés du corps, élégantes. On retrouve encore une fois dans ses silhouettes son goût affirmé pour  le style androgyne qui caractérise si bien ses collections.

Pour cette saison Rynshu choisit des cuirs d’origine japonaise et travaillés de façon artisanale dans la ville d’Himeji. Le cuir « shironameshi » est d’une très grande finesse, utilisé autrefois pour les bandages et pansements durant l’ère Sengoku. Lorsqu’il est enduit de laque avec un pinceau il se nomme « kurozan » et une seule personne dans le monde détient le secret de sa confection et en est le seule fabricant.

Un très beau show alliant la qualité à un esprit léger et festif !

Credits

Text by Marion Hassan
Photos by Emanuelle Leleu