LEO BY LEO – EVOLUTION

BACKSTAGE / LEO BY LEO SS18

PHOTOGRAPHY Elise Notseck @elise_ntsck
www.leobyleo.com

PASKAL SS18

PASKAL SS18


Julie Paskal défilait dans un Paris ensoleillé et doux, une atmosphère idéale pour accueillir sa nouvelle collection.

Diplômée en architecture, la créatrice a lancé sa marque en 2013 et depuis rencontre un franc succès avec une cinquantaine de points de vente en France et à l’international.

Pour cette saison, Paskal propose un astucieux mélange de couleurs estivales en monochromes ou block colors sur des silhouettes inspirées des sixties, parsemées de petits cercles de tissus flottants, découpés au laser façon bonnet de bain de la même époque. La femme Paskal est drôle, désinvolte et assume sa folie douce qui lui promet un été 2018 léger et décomplexé.

Si Paskal séduit, c’est surement que sa designer a réussi à synthétiser dans ses créations l’image d’un vêtement qui évoque un petit bout de rêve éveillé qui parle à toutes les femmes, une parenthèse de naïveté et de tendresse. Et si la féminité n’était pas réduite à l’expression de sa sexualité, femme fatale, dominatrice… amère ? Julie Paskal propose une brèche dans la carapace, une couleur de plus dans la palette de nos costumes. Les contraires se confrontent dans cette collection ovni : elle est douce et acidulée; infantile mais pointue; sage mais excentrique; old school mais innovante.

Une femme quoi.

PHOTOGRAPHY Elise Notseck
WORDS Marion Hassan

http://paskalclothes.com/

NEITH NYER – Farewell my sister

BACKSTAGE / NEITH NYER – Farewell my sister

PHOTOGRAPHY Elise Notseck @elise_ntsck

ICOSAE

ICOSAE


Les lumières du Faust s’éteignent, nous allons enfin découvrir un nouveau volet de l’idylle ICOSAE sur une musique électrisante . Comme un cœur éprit d’amour, les deux frangins nous propose une collection magnétique.
Valentin et Florentin Glemarec les inséparables formés à la prestigieuse école du Louvre sortent depuis 2014 des collections très masculines empruntant les codes du tailoring et du sportswear version New wave. On aime dans cette collection les silhouettes élégantes principalement composées de costumes noirs coupés avec minutie, agrémentés de chaussures à sequins argentés qui viennent twister le look en apportant une touche déglingue disco.On prêtera attention aux semelles rouges signé Louboutin afin d’être moins sage encore.
Les silhouettes qui suivront seront clairement streetewear avec du jeans, des bombers, l’image d’un new wave revisité avec élégance grâce aux chemises satinés qui ne manqueront pas de donner un peu de romantisme au style. Inspirés par une soirée à flaner sous les étoiles de L.A, les frères ponctuent leur collection d’un story telling Shakespearien, le fou, l’amant, le poète, mots récurrents imprimés sur des t-shirts rouges.. De quoi réveiller les passions qui sommeillent en nous.
On retrouve la série de nombres 82.141.814 sur les tartans des vestes de costumes.
Avec »The world has music for those who listen » ss18, les 2 créateurs montrent qu’ils occupent une place forte dans la mode masculine.

WORDS Michel Hardy
PHOTOGRAPHY Elise Notseck

SEAN SUEN

SEAN SUEN – Tender

Les vagues éclatent sur le rivage, le vent semble nous claquer le visage. La plaque métallisée nous renvoie un reflet ondulant, l’ambiance est installée :
L’homme Sean Suen printemps-été 2018 sera liquide, de corps et d’esprit, insaisissable.

Le créateur de la marque éponyme qui défile au calendrier officiel depuis maintenant trois saisons poursuit sa balade onirique. Le style du jeune chinois est bien là : les matières, comme à l’accoutumée jouent avec la lumière et soulignent une silhouette tout en souplesse aux proportions redessinées. C’est bien là la force de Sean Suen qui trouve ses inspirations auprès d’artistes contemporains comme Daniel Sinsel (dont le travail a influencé cette collection en particulier) pour les mettre au service de coupes graphiques et de matières innovantes.

Flottantes, les premières silhouettes comme des créatures amphibies, semblent sortir tout droit de leur milieu aquatique pour se fondre parmi les terriens. Ciel, bisque, rosée, vert d’eau, rehaussées ici et là par un bleu minuit, les couleurs sont tendres et pastel, comme un nuage. Parfois ternies, elles nous ramènent sur la terre ferme. Car la silhouette est d’une structure impeccable ; les épaules se dessinent jusqu’à se détacher du corps, la taille est accentuée par une ceinture nouée sur une veste blazer longue, le cou est souligné d’un col chemise XXL et l’imprimé est géométrique pour nous dire que cet homme là ne divague pas tant que cela. Costume monochrome trop grand, pantalons ultra amples satinés, peignoirs aériens ceinturés se meuvent dans des matières nobles et coulantes ; même le denim en total look oversize est dansant de légèreté grâce à un jeu de proportions parfaitement maitrisé. Le tout est un savant tour d’équilibre et de contrastes : la veste teddy en cuir bleu récif vogue sur un pantalon élastiqué aux reflets argentés tandis que le costume deux pièces en cuir s’offre une teinte cuisse de nymphe.

Le défilé nous laisse une impression d’espace et de libre circulation, le corps s’échappe dans le vêtement pour mieux revenir, ressourcé, canalisé, comme un remède à une réalité moins enchantée.

WORDS by Orianne Drouet
PHOTOGRAPHY by Elise Notseck